Ecritures

Tournesols

Dans un champ illuminé
De soleils en brochettes
Sa vie s’était ajournée
Comme la fin d’une amourette,
Comme un diable incestueux
Qui baise avec le bon Dieu.

C’est alors que j’ai vu naître
Dans ce champ de Tournefêtes
La nébuleuse inversée
De l’image du trépassé,
Qui me plongea dans le noir
De la mort dans les mémoires.

Dans un champ plein de faucilles,
Les blés ont été coupés,
La mort a cette sale manie,
De ne jamais rien laisser,
Qu’un petit tas de poussières
D’amour et puis de chimères.

C’est alors que j’ai compris
Dans ce champ de Tournamour
Qu’un tournesol dans sa vie
C’est à pleurer pour toujours,
C’est regretter le doux temps
De la vie d’un autre chant.

Lalalalalalala
Lalalalalalala

Je rêve de toi

Dans le jour de tes nuits,
Dans le gris de ma vie,
Dans le flou, dans le bruit,
Dans le noir de ma chambre,
Je rêve de toi…

Dans l’espoir, si petit,
Dans les brumes de l’ennui,
Dans les bulles, sous la pluie,
Dans le noir de ma chambre,
Je rêve de toi…

Viens par ici, oui toi, viens-là…
Tu verras c’est pas si loin…
Viens, oui, viens, mon amie
Tu verras, c’est pas si chien, la vie

Dans la paume de mes mains,
Dans les signes du destin,
Dans le tout, dans les riens,
Dans le noir de ma chambre,
Je rêve de toi…

Dans si peu et pourtant,
Dans les sables du temps,
Dans l’idée, dans le vent,
Dans le noir de ma chambre,
Je rêve de toi…

Viens par ici, oui toi, viens-là…
Tu verras c’est pas si loin…
Viens, oui, viens, petite
Tu verras, c’est pas si chien, la vie

Dans les coins de mon cœur,
Dans ma vie, loin des heures,
Dans le froid, la chaleur,
Dans le noir de ma chambre,
Je rêve de toi…

Je rêve de toi
Je rêve de toi
Je n’ai que toi…..

Dilemme

Dilemme. Dis, l’aimes-tu ?
Pourquoi tu te tues et te rues
Sur le passé passé, pour à jamais
Ne jamais jamais, l’oublier ?

Pleures-tu ta vie mon cœur ?
Dilemme entre toi et même
Dilemme entre eux deux, pour le même Tu

Petite mort,
Petit miroir qui se dédouble
Au lieu de refléter.
Le cœur bat des coups en deux.
Tout est si bien que j’aime une fois,
Sûre d’eux.

Dilemme de moi qui aime le Tu
Me pardonnes-tu, Moi, entre eux- deux
Toi, moi, vous deux qui ne jamais
A jamais vous rencontrerez…

Pas de dilemme pour les étrangers

Faudrait que je change

Accueillante, aimable, amusante, affable, astucieuse, autonome, amoureuse, économe, combative, mais charmante, créative, bienveillante, fulgurante ! Merveilleuse quoi ! Parfaite, je suis parfaite !…

Ah, ah, ah,,…Hi ha hi hahi…Hou hou ha ha… Faudrait juste que change de rire !

On me trouve sympathique
J’fais des blagues, j’ai de l’esprit
Mais questions zygomatiques
Pour la drague c’est mal parti

Entre une vache et une crécelle
Une grosse dinde et une pucelle
Quand j’me lâche c’est irréel
La grosse dinde est bien réelle !

Ya un truc chez moi qui cloche
Je suis sans peur et sans reproche
Mais quand j’entends mon rire
Je sens l’ambiance se refroidir

Et dévouée en plus, déterminée, attentionnée, gentille, coquine, mutine et intelligente, indulgente, obligeante… Olala, généreuse, amoureuse, merveilleuse quoi ! Parfaite, je suis parfaite !…

Ah, ah, ah,,…Hi ha hi hahi…Hou hou ha ha… Ouaih, je sais, faut que change de rire…

Je n’ai pas de ces manières
Des bourgeoises de salon
Qui ricanent façon princière
En dégoisant sur tous les tons

Moi j’admire tous ce gens
Qui la bouche bien dessinée
Exprime leur contentement
Sans jamais s’ridiculiser

Je m’esclaffe à toutes dents
Pour un oui ou pour un non
C’est vrai qu’c’est jamais méchant
Mais mon rire qu’est-ce qu’il est con !

Ya un truc chez moi qui cloche
Je suis sans peur et sans reproche
Mais quand j’entends mon rire
Je sens l’ambiance se refroidir

Quand on a un rire de cloche
Socialement, mauvaise approche
Je fais pourtant de mon mieux
Hey ! Revenez ! C’est pas contagieux !

Petit jour

Je te donne un thème
Tu fais le poème
Je te dis je t’aime
Tu restes quand même
Je t’offre ma vie
Tu la prends aussi…

Je m’offre en retour
Tu prends mes velours
Je te dis Amour
Dans le petit jour
Je te donne la pluie
Tu fais le pays…

Il y a des lumières et des clairières qui s’ouvrent en moi…
Il y a des mystères et des prières qui brûlent en moi…

Je te donne ma peine
Tu fais requiem
Je te dis Eden
Tu reste en haleine
Je t’offre un rubis
Tu le prends aussi…

Je t’offre mes jours
Tu me rends l’amour
Je te dis toujours
Tu es sans détours
Je Nous donne à Lui
Tu sais l’infini…

Il y a des lumières et des clairières qui s’ouvrent en moi…
Il y a des mystères et des prières qui brûlent en moi…
Je me sens légère, je quitte la terre, je n’aime que toi.

Je te donne un thème
Tu fais le poème…

Berceuse

C’est l’histoire d’une souris
Qu’avait rien dans la vie
Qu’un petit peu de blé
Pour planter ses projets :

D’aller voir la lune
De gagner des thunes
De se teindre en brune,
De se faire croquer de temps en temps
Et d’aller voir Mamie d’Pain qui pense à rien.

L’appétit

J’ai faim d’avoir envie
D’espérer le meilleur
De crier de bonheur
J’ai faim de l’appétit.

J’ai faim de la lumière
Qui fait la charité
Avec ses jupes ambrées
Sur toutes les misères.

J’ai faim de l’idéal
Qui enflamme la vie
Sous les coups de fusils
Pour la victoire finale.

J’ai faim des soirs d’été
Qui tombent les ombres
Sous le rideau sombre
Des senteurs étoilées.

Faim de l’éternité
Que je sens dans mon ventre

Et dans lequel tu tends
Ton désir d’y goûter.

J’ai faim des petits matins…

Faim de toi mon amour…

J’ai faim de l’énergie
Qui coule dans nos veines
Et nous tiens en haleine
… Comme par magie.

J’ai faim des oiseaux
Du soleil et du temps
Ils chantent sous le vent
Ecoute, … c’est beau.

J’ai faim d’avoir envie
D’espérer le meilleur
De crier de bonheur
J’ai faim de l’appétit, oui.

Malville

Quand je pense que je meure sans haine,
Tous les jours et sans fredaines,
Sous tes remparts et dans tes murs,
Ô toi Paris, où règne la longue bavure de la voiture !

J’suis comme un légumes cuit
Au milieu d’un grand potage
Lorsqu’à presque minuit
J’marine encore dans un embouteillage.
Voitures, c’est la torture,
Ma benne demeure en peine.

Alors/
J’actionne mon klaxonne sans peine,
Délaisse mon transport commun (de particulier mondain)
Et je cours, cours, jeter mes restes
Jusqu’aux méandres méli-mélo du métro tord-boyaux.

Je sens qu’j’ai plus de crédits
Pour la suite c’est dommage,
Mais dès 7 heures et demie
Je retourne à l’état sauvage ! (crash)
Voitures, faut plus qu’ça dure,
Ma benne demeure en peine

Et la morale de cette histoire aux cent déboires,
Est que quand on s’encanaille de quintaux de quincaille
Sans prendre garde à son âme de légume qui déraille,
On finit pissenlit puis sans vie dans un hosto pas rigolo !

Les gens

J’aime les gens
Ceux qui font attention
Car ils prennent le métro
Malgré tous ces clodos
Il y a tellement de pollution.

J’aime les gens
Les gentils bourgeois
Ceux qui vont à Carrefour
Acheter la crise du jour
L’Arabe du coin ? Il me tutoie !

J’aime les gens
Qui mangent du foie gras
En laissant la télé
Car il faut pas rater
Cette « Césaria Evora ».

J’aime les gens
Quand ils sont polis
Ils serrent toutes les mains
Et puis se tiennent bien
Sinon la Société, c’est pas joli-joli…

J’aime les gens
Ceux qui y croient fort
Les flics et les politiciens
Et même les zinzins
Z’ont tous raison, les autres ont tort !

Il pleut

Il pleut, il pleut, il pleut
Il pleut sur ma tête !
Ca me remplit le haut des bas
Ca dégouline jusqu’en moi
Et je me dis, je me dis…
J’vais me noyer d’ici ce soir
S’il n’arrête pas de pleuvoir !

Il pleut, putain c’qu’il pleut !
Ca me prend la tête !
Ben moi les nappes phréatiques…
J’m’en tape comme de la politique
Au 54 rue Saint Denis
Si si c’est bien la mer à boire
De travailler dans une baignoire…

Pourtant c’est beau, les ronds dans l’eau et tout ces flots sur les canaux..
Jacques et Michel et Léonard ne viendront pas je crois ce soir
J’en profiterai pour rêver à m’inventer une autre histoire
Quand je vois l’eau sur les pavés c’est vrai que c’est beau…
Mais j’ai pas de parapluie !

Il pleut, il pleut, il pleut
Il pleut sur ma tête !
Ca me détruit et puis c’est froid
Ca me ravine jusqu’au surmoi
Et je me dis, je me dis…
« Je bouge de ce crachoir
Et je pars aux Baléares. »

Mais… il pleut, putain c’qu’il pleut !
La météo est sous amphét’
J’ai oublié le bleu du ciel
J’aimerai bien un arc-en-ciel
Oui dans ma vie ça serait joli
D’avoir autre chose qu’une St Médard
Quand je fais mon quart sur le trottoir…

Pourtant c’est beau, les ronds dans l’eau et tout ces flots sur les canaux..
Jacques et Michel et Léonard ne viendront pas je crois ce soir
J’en profiterai pour rêver à m’inventer une autre histoire
Quand je vois l’eau sur les pavés c’est vrai que c’est beau, c’est beau…

C’est vrai qu’c’est doux de la rosée sur les pétales de coquelicots
Jacques et Michel et Léonard ne viendront plus je crois ce soir
Si seulement on m’avait aimer, je serai peut-être sorti du noir
Quand je me vois sur ces pavés je ne vois qu’une pute qui prend l’eau…
Et j’ai pas de parapluie !

Il pleut, il pleut, il pleut
Il pleut sur ma tête !
Il pleut sur mon système nerveux….

Ombre blanche

C’était déjà hier
Que tu nous as quitté
Sans jamais, te retourner
Mais tu fus la première
A refaire marche arrière
Sans l’avis de mon passé.

Comme un chat blanc,
Comme une ombre positive,
Comme un fantôme content,
Tu es là, vibration lascive,
Mon amour, mon tendre enfant.
Depuis tu es partout
Cachée comme un hibou
Dans mon âme pleine de trous
Tu sens toute ma haine
Tu vois toute ma peine
Le pire c’est que j’y prends goût.

Comme une évanescence
Qui trouble ton absence
Tu angoisses le silence.

Mais ce froid me fait du bien
Je sens que tu me tiens la main.
Comme un chat blanc,
Comme une ombre positive,
Comme un fantôme content,
Tu es là, vibration lascive,
Mon amour, mon tendre enfant.

Alors, tu restes chérie ?
Mon ange, murmure-moi oui
Car même si tu n’es pas en…
Vie, fantôme d’amour fou
La mort, c’est rien du tout

Fantôme d’amour fou
La mort c’est rien du tout.

Comme un chat blanc,
Comme une ombre positive,
Comme un fantôme content,
Tu es là, vibration jubile !
Mon amour, je t’aime tant.

Candy

J’ai toujours mal au dos
Je suis très fatiguée
Je suis mal dans ma peau
Depuis que je suis née

J’ai des palpitations
En sortant du docteur
De drôles de sensations
J’entends battre mon cœur !

Au pays de Candy, et de l’Hypocondrie, on s’abuse, on pleure, on crie,
il y a des méchants et des ennuis.
Et dans les moments difficiles, avoir un psy c’est très utile !

J’ai le mal de terre, j’ai le mal de l’air, j’ai le mal de mer,
J’ai le mal du pays (pourtant je suis d’ici)
Je ne sais pas qui je suis

J’ai des douleurs dentaires
Entre les omoplates
J’ai la tête à l’envers
Et puis j’ai les mains moites

Je vais bientôt mourir
D’une affreuse maladie
Et demain ça s’ra pire
C’est moi qui vous le dit

J’ai le mal de terre, j’ai le mal de l’air, j’ai le mal de mer,
J’ai le mal du pays (pourtant je suis d’ici)
Je ne sais pas qui je suis, je ne sais pas qui…

Au pays de Candy, et de l’Hypocondrie, on s’abuse, on pleure,
on crie, il y a des méchants et des ennuis.
Et dans les moments difficiles, avoir un psy c’est très utile !

Chassé croisé

J’ai vu des gens émus, tout nus
Qui s’embrassaient sur le quai.
J’ai vu les bouches qui se tordaient
Les yeux qui rougissaient.
J’ai vu les larmes qui coulaient
Les doigts qui se touchaient
J’ai vu les bras qui embrassaient
Les regards qui regardaient.

Oui, j’ai vu tout ça
Sur ce quai
Ils s’aimaient, ils s’aimaient.
Et puis des gens regardaient
Ces gens qui pleuraient, qui pleuraient.

Je les ai vus, émus, tout nus
Qui s’embrassaient sur le quai.
Et j’ai vu mon cœur qui partait sur ce quai
Avec ces enfants qui s’aimaient.
Avec ces adieux et ces regrets,
Ma jeunesse qui s’en allait.
J’ai vu ma jeunesse qui mourrait
Et mon cœur se serrait, se serrait…
Et j’ai vu ces gens qui regardaient
Qui voyaient que je pleurais.

Oui j’ai vu tout ça
Un long quai nu, tout nu
Vide, comme mon cœur ému
Et j’ai vu que les gens qui regardaient,
Oui ces gens, pleuraient aussi
De me voir si nue.

Compte sur moi

Combien d’écrans éblouissants
Combien de yeux combien de larmes
Combien de larmes à bout de charmes
Combien d’amants pas si charmants
Combien de sang combien d’enfants
Combien de dents et d’âmes grise
Combien de Dieux pendant les guerres
Combien de mères sous les aïeux
Combien de noms au cimetière
Combien de lait combien de bière
Combien de chiens et de misère
Combien d’idées et de chimères
Combien d’histoires qui font rires
Combien de légendes pour rêver
Combien de drames pour pleurer

Combien de bateaux, d’océans
Combien d’adieu, je reviendrai
Combien d’oubli et d’amertume
Combien de souvenirs, d’écume
Combien de lettres pour crier
Combien de je t’aime pour aimer
Combien de reviens, ne pars pas
Combien de promesse, d’Au-delà
Combien de cri de petits pas
Combien de bras autour du cou
Combien de mousse dans les bois
Combien de pipi dans les prés
Combien de bonbons chapardés
Combien de vélos défoncés
Combien d’échardes dans le doigt
Combien de poussière dans l’œil

Combien de soleil sur la peau
Combien de rouge combien de bleus
Combien de chut ! et d’amoureux
Combien de promesses et d’aveux
Combien d’étoiles sous les cieux

Combien de ciel dans tes yeux
Combien de jours pour t’aimer
Combien d’amour pour te garder
Combien de nuit pour te veiller
Combien de matin sans aurore
Combien de beauté, oui, encore !

Combien de mer combien de sel
Combien de forêts puis de miel
Combien de combien pour compter
Combien de temps pour exister
Combien de vie à espérer
Combien de contes pour rêver
Combien de rondes pour chanter
Combien de lunes combien de chats
Combien de cœur qui bat pour ça.

Combien de peur combien de joie
Compte sur moi pour être là
Compte sur moi pour être là…

La femme fantôme

Quand elle est arrivée
Titubant sur ses deux pieds
Tout le monde s’est arrêté de parler

Elle avait de chaque côté
Deux enfants emmitouflés
On était pourtant déjà en plein été

Elle n’a rien demandé
Qu’un crayon et du papier
Avec une voix très basse et soufflée

Ensuite elle s’est posée
Encadrée de ses mouflets
Puis elle a commencé à chanter…

Phrases lyriques…

Je suis l’ombre du vent
Je me pose de temps en temps
Je suis noire dehors, noire dedans

Je suis une femme enfant
J’ai traversé l’océan
J’ai quitté un soleil trop brulant

Je suis une mère sans rien
Je ne vous demande rien
Même pas un peu d’eau même pas de pain

Juste une femme fantôme
Qui traîne ses pauvres mômes
A la recherche d’un Home, Sweet-Home…

Phrases lyriques…

Alors elle s’est levée
Après avoir découpé
En plusieurs petits bouts son papier

Sur chacun deux prénoms
Une date en médaillon
Qu’elle nous donna après sa chanson

Ensuite elle est partie
Dans le silence de sa nuit
Après un baiser à ses petits

Oman et Zaïrha
Des jumeaux de 18 mois
Ont perdus leur maman ce jour-là

Phrases lyriques…

Je suis l’ombre du vent
Je me pose de temps en temps
Je suis noire dehors, noire dedans

Je suis une femme enfant
J’ai traversé l’océan
J’ai quitté un soleil trop brulant

Je suis une mère sans rien
Je ne vous demande rien
Même pas un peu d’eau même pas de pain

Juste une femme fantôme
Qui traîne ses pauvres mômes
A la recherche d’un Home, Sweet-Home…

On a pris les enfants
On a oublié l’Océan
On n’a pas retrouvé la maman

Depuis ils ont grandis
On leur a fait une jolie vie
Mais comment parler de leur pays ?

Vous savez les enfants
J’ai croisé votre maman
Qui traversa seule un Océan

Elle l’a fait par amour
Elle l’a fait sans détours
Pour qu’on protège ici vos beaux jours

J’ai peur

J’ai peur !
Peur de la maladie
Peur des souris
Peur des soucis
De toutes les tracasseries, de la vie

J’ai peur !
Peur de tous mes voisins
Peur du lointain
Peur des gamins
De tout ce qui traverse, mon chemin

J’ai peur !
Peur des mauvaises odeurs
Peur du malheur
Peur de la peur
De tout c’qui contrarie, mon bonheur

J’ai peur !
Peur de la météo
Peur des infos
Peur du boulot
De tout même du tirage, du Loto

J’ai peur !
Peur de leur dire bonjour
Peur de l’amour
Peur pour toujours
De tout ce qui vaudrait, le détour

Je meurs
Par la peur de la vie
Oui j’obéis
A l’amnésie
Qui envahit mon cœur, nostalgie !

Et toi !

Pourquoi, oui toi,
L’Amour de ma vie
Tu m’as dis, tu m’avais dis
Qu’on aurait une belle vie

J’avais envie
De goûter l’ivresse
Tu te casses, sans un mot
Sans laisser d’adresse

Je suis, en vie
C’est ce qu’on me dit
Mais je vois, je le vois bien
Qu’il n’y a plus de chemin

J’suis prête à tout
A détruire ma vie
A mourir, comme un chien
Si tu ne me tends pas la main

Maman m’avait dit : « Attention,
ma fille, aux garçons… »
Où sont passées mes amours d’un jour ?
Parties, trahies…
Pour toujours dis ? Pour toujours ?…
Pour toujours dis ? Pour toujours ?…
Dis ? Dis ? Dis ?…

Eh toi, Lucas
Viens un peu par là
Tu m’as dis, tu m’avais dis
Qu’j’étais la fille de ta vie

Laurent, t’es grand
Mais t’es menteur
J’ai si chaud, je t’attends
Depuis des déjà heures

Henri, je suis
Restée dans le lit
Après la douche, je trouve ça louche
Que tu sois parti ainsi

Et moi, je m’vois
En pyjama
Du matin jusqu’au soir
A l’ombre des cafards, cafards, cafards

Maman m’avait dit : « Attention,
L’amour, les garçons… »
Où sont passées leurs chansons d’un jour ?
Parties, enfuies…
Pour toujours dis ? Pour toujours ?…
Pour toujours dis ? Pour toujours ?…
Dis ? Dis ? Dis ?…

Maman m’avait dit : « Attention,
ma fille, aux garçons… »
Où sont passées mes amours d’un jour ?
​(pont)
​Parti Michel, parti Daniel
​Parti Clément, parti Nathan
​Parti Xavier, parti Noé
​Et Julien ? Et Mathieu ?
​Adrien, et sa queue ?
​Nathalie aussi, eh oui…

Maman m’avait dit : « Attention,
ma fille, aux garçons… »
Où sont passées mes amours d’un jour ?
Parties, c’est cuit…
Pour toujours dis ? Pour toujours ?…
Pour toujours dis ? Pour toujours ?…
Dis ? Dis ? Dis ?.Maman… Dis…

Eh toi, oui toi !
Comment tu t’appelles ?
Tu m’as dis, que tu m’aimais
Est-ce que tu t’en rappelles ?

Eh toi, ben si, toi !
Viens ! Viens par ici
Je croyais, moi, je croyais
Que tu mentais jamais
Que tu mentais jamais
Que tu mentais jamais….
… jamais…
… jamais…

?…

Souvent, j’ai passé l’orage
Me suis même pas mouillée
Et j’ai vaincu bien des rages
Sans l’aide des pompiers

J’en ai bavé des couleurs
Un arc-en-ciel de murs
Mais jamais je n’ai eu peur
Comme devant ce murmure… Ce murmure…

Qu’est-ce que c’est ce vent mauvais ? Qu’est-ce que c’est ?
Il a brulé les œillets. Qu’est-ce que c’est ?
Interdit tout les menuets. Qu’est-ce que c’est ?
Il a soufflé « Je te hais » Ce murmure…, ce murmure…

Et pourtant j’ai passé l’âge
Ne suis plus étonnée
De ces erreurs d’aiguillages
Qui font l’humanité

On les connait ces pays
Où règne la fumée
Mais jamais je n’ai senti
Ce murmure s’installer… Si près si près…

Qu’est-ce que c’est ce vent mauvais ? Qu’est-ce que c’est ?
Il a brulé les œillets. Qu’est-ce que c’est ?
Interdit tout les menuets. Qu’est-ce que c’est ?
Il a soufflé « Je te hais » Ce murmure…, ce murmure…

Comme un crachat qui ne part pas
Mais l’intention est là
Ca salit le monde entier
Terrorise nos pensées, nos pensées

Comme un jugement dernier
Comme une fin d’humanité
On nous promet le fracas
D’une planète agenouillée

Qu’est-ce que c’est ce vent mauvais ? Qu’est-ce que c’est ?
Il a brulé les œillets. Qu’est-ce que c’est ?
Interdit tout les menuets. Qu’est-ce que c’est ?
Il a soufflé « Je te hais » Ce murmure…, ce murmure…

André

C’est pas l’printemps
C’est pas l’hiver
C’est pas le vent
C’est pas ta mère
Pas tes amis
Du club d’échec
Ni ta carte de
La spermathèque
Rien de tout ça
Non, c’est pas ça…
Ecoute-moi : (pause)
J’veux plus de toi.

C’est pas la mort
Que tu sois grave
Regarde dehors
Comme c’est pourave
C’est pas l’avion
D’un suicidaire
Qu’on a vu s’é-
-craser par terre ?
Alors ton cas…
Non non, crois-moi
Ecoute-moi !: (pause)
J’veux plus de toi.

Comme une dinde de basse-cours
J’ai cru enfin trouver l’amour
J’ai pas voulu ouvrir mes yeux
J’suis pas douée pour les Adieux
Pardon pour les oeillères
Je joue les filles de l’air
Avant d’être écoeurée… André André…

C’est pas la guerre
Boko Aram
Le nucléaire
Les polygames
C’est pas la chasse
A la baleine
Ni tes angoisses
Ni ton haleine
Rien de tout ça
Non, non mon gars
Ecoute-moi !!! (pause)
J’veux plus de toi

C’est pas la pluie
C’est pas les nuages
C’est pas la vie
C’est pas ton âge
Ni la Syrie
Et ses tortures
La Russie et
Sa dictature
Rien de tout ça
N’explique ça…
Ecoute-moi !!!!!! : (pause)
J’veux plus de toi.

Comme une moule sur son rocher
Me suis p’être un peu accrochée
J’ai pas voulu sortir du port
Il va falloir que j’vire de bord
Pardon pour les oeillères
Mais je joue les filles de l’air
A la prochaine marée… André, André, …

C’est pas le temps
C’est pas le monde
C’est pas les gens
Et le tiers-monde
C’est pas non plus
Le président
Qui a déçu
En gouvernant
C’est agaçant
Mais, c’est pas ça…
Ecoute-moi !! !!! (Pause)
J’veux plus de toi..

C’est juste toi
Qui est odieux
C’est juste moi
Qui ouvre les yeux
C’est juste l’amour
Qui est parti
C’est pas Zémour
Ni les nazis !!
Fais pas semblant
C’est accablant…
Ecoute-moi !!!!!!!!!!!
J’veux plus de toi.

Comme une fille qui s’est trompée
Me suis p’être un peu entêtée
J’ai pas voulu te faire de tort
Mais notre amour est déjà mort
T’as qu’à te prendre une bière
Je joue les filles de l’air
Faut pas te rebeller… André, André, André….

Comme une fille qui s’est trompée
Me suis p’être un peu entêtée
J’ai pas voulu te faire de tort
Mais notre amour est déjà mort
T’as qu’à te prendre une bière
Je joue les filles de l’air
Faut pas te rebeller… André, André, André….

Comme tout

Comme tout les français
Je voudrais parler Anglais
1, 2, 3 ,4 s’il vous plait (accent anglais)
Avec l’accent de L-A-
Mais je suis handicapée
De la langue de Shakespeare
A moins d’être un sourd-muet
C’est l’accent qui est le pire… (avé l’assent)

Les marchands de méthode
Ont des bolocks in Gold : (my God)
« There ‘s a big market abroad ! »
Ben, c’est nous les abroads ?….
Il y a des scientifiques
Qui pensent qu’être polyglotte
N’est qu’une question physique
D’oreille mais pas de jugeote

Olala, Olala J’suis un peu short
Olala, Olala Faut que je m’exporte
Depuis Napoléon, la baguette, l’accordéon, bon, bon…
Faudrait p’être qu’on se réveille non ?…

Moi je suis persuadé
Qu’en voyageant un peu
Qu’en balançant la télé
On s’éduquerait un peu mieux
Je suis fan d’Arletty,
Edith Piaf, Léo ferré
Oui j’aime mon pays
Mais qu’on est tâche à s’aimer

​ L’anglais plus parlée dans le monde…
​Mais le « Monde »
​ pas tout l’monde quand même si ?..

Etre nuls en Anglais​
C’est comme une confrérie
Etre fier de c’qu’on est
Même quand c’est une connerie
Alors parlons Anglais
On va s’en payer une tranche
Avec l’accent Français
But alors ? You are French ? Non !…

Olala, Olala J’suis un peu short
Olala, Olala Faut que je m’exporte
Depuis Napoléon, la baguette, l’accordéon, bon, bon…
Faudrait p’être qu’on se réveille non ?…

Olala, Olala J’suis un peu short
Olala, Olala Faut que je m’exporte
Depuis Napoléon, la baguette, l’accordéon, bon, bon…
Faudrait p’être qu’on se réveille non ?…

Les vieilles boîtes

Il y a le vieux papier à fleurs
Les cartes à jouer toutes écornées
Il y a toujours cette drôle d’odeur
Dans le vieux buffet de Mémé :
Les plumes Sergent major
Le collier de Médor

La boîte de cigares Cubains de l’Oncle Américain,
Avec du chocolat dedans, enfin, avant…

Il y a les hortensias en fleurs
Le vieux lavoir en plein midi
Il y a toujours cette drôle d’humeur
Dans le jardin les jours de pluie :
Toujours ce vent du Nord
La niche de Médor

La boîte de café rouillée de mon pépé Gapé
Y’avait de la ficelle dedans, enfin, avant…

Il y a le petit vélomoteur
Les grands cyprès qui ont grandi
Il y a toujours cette drôle de peur
Qui me prend dès que je conduis :
Elle s’appelait la Galopante
C’était une sacrée pente !

La boîte de soldats de plombs que m’a donnés Tonton
A toujours ses soldats dedans, enfin ! J’les prends…

Il y a ses robes de couleurs
Le vieux Chinchilla élimé
Il y a toujours cette drôle de sœur
Sur la photographie fripée :
Qui pose souriante
C’étaient les années 30

La boîte de velours jaunie depuis qu’ils sont partis
Contient toujours ma première dent. Enfin, les dents…

Il y a mon père enfant de chœur
Les gants du cuir tout desséchés
Il y a toujours cette drôle de lueur
Dans ses yeux quand il est pressé :
Toujours son vieux chapeau de paille
Ma baignoire en émail

La boîte de médicaments contre le mal de cœur
Est périmée depuis longtemps. Tant pis, j’en prends…

Il y a le vieux papier à fleurs
Les cartes à jouer toutes écornées
Il y a toujours cette drôle d’odeur
Dans le vieux buffet de Mémé…